Direction Caribbean PART 2: San José to Pocora, life around the road (EN/FR)

En Francais

Part 1 San José

Zurqui Pass: Cutting through Parque Nacional Braulio Carrillo

The Most Dangerous Roads In Costa Rica – Tico Bull
So you get an idea

The ruta 32 going to the Caribbean starts with the ascension and the crossing of the mountains of the Baudrillo national parc, Zurqui Pass, separating San Jose from the plain extending to the Atlantic Coast. There are only 80 kilometers, but the road is slow, only two lanes filled with trucks ensuring the liaison between San José and the harbor of Limon day and night. Traffic jams, accidents and landslides are so common on this part of the road that the smart traveler always checks the facebook page ‘Ruta 32 y su estado” before going into the mountains. Its not rare to get stuck during a couple hours.

Crossing the parc on the road to Pocora and EARTH University remains one of my pleasure, having done it a couple times. The first time the road was awful, in the night, fast and sickly, but you get used to it fast. On one side the road mostly borders a steep slope, a wall of thick jungle crisscrossed by streams, and on the other side the landscape opens and closes on mountains covered in forests, inaccessible. Thousands roots hold the soil, and down the large valleys the rivers are muddy and agitated.

Hiking Parque Nacional Braulio Carrillo | Hiking in Costa ...

The mountains are often lost in the clouds nested on their slopes, fogging perspective. The alternating cloudy views, close then far, the slow moving of the bus dragging at each turn make the road dreamy. It’s like being lost in a strange world, green and grey, a passage.

Guapiles, Pocora and Siquirres

If there is no problem on the road, crossing the parc takes only one hour. Then the road twists and descends in a large plain. The ruta 32 cross it during 150 kilometers almost in a straight line through the towns of Guapiles, Pocora, Siquirres, until it reaches the most important harbor of Costa Rica, Puerto Limon. Central for the economy today, that’s where Jamaican immigrants came by the hundreds to drain the swamps and build the railroads used by coffee companies, then by banana companies, to transport the precious crops to North America. The road as we know it between San José and Puerto Limon was finished only in 1989

Here life exists around the road and its crazy traffic continuing day and right. City centers are usually withdrawn from the noise of the road, but along it there are many restaurants and bars, garages and rest-stops for the truckers, and a couple houses, drown in permanent noise. Between the city’s nature remains, though dominated and exploited. There are a lot of land on sale and cities are getting bigger.

Guapiles

               It remains very rural, with the Turrialba Volcano in the background. At the beginning there are more pastures with cows and a couple of ornamental plants, with the remains of the forest pushed in the back. From Siquirres, closer to Limon, banana and pineapple plantations are everywhere for hundreds of hectares, imposing, uniforms.

Pinneaple plantation, before there was the forest

 Here culture mixes between Latino, Costa Rican, and influences from the islands. Despite annoying, small crime, people are kind and friendly, cities happy. Stuck between San Jose on one side, opened to the rest of the country and Limon, opened to the Caribbean, the region and its inhabitant have always lived to the rhythm of one or the other, endured the tantrums of one or the other.

                Close to Pocora there is the EARTH University, a private university of agricultural sciences hosting close to 400 students from Latin America, the Caribbean and Africa, in majority youth from rural communities that can study there thanks to grants. During four years students live on the 40km² campus that has several plantations, farms and forests. Its during an exchange there I really started to appreciate agriculture.

Costa Rica firma alianzas con centros educativos ...

 I came here for the first time in 2016, then came back twice, once to intern in Guapiles at an experimental station and once for the graduation ceremony of my friends. Its here at the integrated organic farm that I really started discovering agriculture. And its during this exchange I went to the Caribbean Coast for the first time.

Direction Caraïbes Partie 2: San José à Pocora, le vie le long de la route

Partie 1 San José

Le passage Zurqui

The Most Dangerous Roads In Costa Rica – Tico Bull
Vous voyez le genre

La ruta 32 vers les Caraïbes commence par l’ascension et la traversée des montagnes du parc national Baudrillo, le passage Zurqui, qui séparent San José de la plaine qui s’étend jusqu’à la côte. Il n’y a que 80 kilomètres, mais la route est lente, seulement deux voies encombrées de camions qui assurent jour et nuit la liaison entre San José et le port de Limon. Les embouteillages, accidents et éboulements de terrain sont si nombreux sur cette portion que le voyageur avisé consulte toujours le groupe facebook ‘Ruta 32 y su Estado’ avant s’engager dans les montagnes. Il n’est pas rare de s’y retrouver bloquer pendant quelques heures.

La traversée du parc national en route vers Pocora et l’université EARTH reste l’un de mes plaisirs après l’avoir fait de nombreuses fois. La première fois le trajet fut horrible, dans la nuit, rapide et maladif, mais on s’y habitue vite. La route est entourée d’un côté par une pente quasi verticale, véritable mur de jungle que les ruisseaux dévalent en permanence, et de l’autre le paysage s’ouvre et se ferme sur une succession de montagnes couvertes arborées, inaccessibles.  La forêt retient le sol de la forêt, et en contrebas des larges vallées l’eau des rivières est boueuse et agitée.

Hiking Parque Nacional Braulio Carrillo | Hiking in Costa ...

 Les montagnes sont souvent perdues dans les nuages qui se nichent dans les saillies sur leurs pentes, troublant les perspectives. L’alternance de vues brumeuses, proches puis lointaines, combinée à la lenteur du bus qui se traine le long des lacets de la route rend le trajet rêveur. On se sent perdu au sein d’un monde mystérieux, vert et gris, un passage.

Guapiles, Pocora et Siquirres

Si l’on ne rencontre pas de problème, le passage ne dure qu’une heure. Puis la route serpente et descend dans une large plaine. La ruta 32 la traverse en ligne presque droite pendant 150 kilomètres  en passant par les villes de Guapiles, Pocora et Siquirres, jusqu’au port le plus important du Costa Rica, Puerto Limon. Place économique centrale, où jadis les immigrés jamaïcains arrivèrent par centaines pour assainir les marécages et construire le chemin de fer utilisé par les compagnies caféières, puis bananières, pour transporter les précieux denrées en direction de l’Amérique du Nord. La route telle qu’on la connait entre San José et Puerto Limon se fut finalisée qu’en 1989.

Ici la vie existe autour de la route n°32 et de sa circulation folle qui continue de jour et de nuit. Le bus passe de ville en ville. Leurs centres sont généralement retirés du bruit de la route, mais autour de celle-ci se pressent des restaurants et bars, de nombreux garages et rest-stop pour les routiers, et quelques maisons, bruyantes en permanence. Entre les villes la nature reste présente, quoique dominée ou exploitée. De nombreux terrains constructibles sont à vendre et la ville grignote.

Guapiles

Le paysage reste très rural, dominé au loin par le volcan Turrialba. Au début ce sont plus des prairies avec des vaches et quelques fermes de plantes ornementales, et en arrière-plan la forêt, repoussée. A partir de Siquirres, plus l’on se rapproche de Limon, les plantations de bananes et d’ananas s’étendent, masse imposante, uniforme, sur des centaines d’hectares.

Plantation d’ananas, avant il y avait la forêt

Ici la culture se mixte entre Latino, costa ricaine, et des influences et métissages des îles. Malgré les plaies de la petite délinquance, les gens sont aimables et amicaux, et les villes joyeuses.  Coincés entre San José d’un côté, qui s’ouvre sur le reste du pays, et Limon, qui s’ouvre sur les Caraïbes, la région et ses habitants ont toujours vécu au rythme de l’un, de l’autre, subis les caprices de l’un, de l’autre.

A Pocora se trouve Earth University, une université privée de sciences agricoles qui accueille environ 400 étudiants d’Amérique Latine, des Caraïbes et d’Afrique, en majorité des jeunes des communautés rurales qui peuvent y étudier grâce à des bourses. Pendant quatre ans les élèves vivent le campus de 40 km², qui contient plusieurs plantations, fermes et forêts.

Costa Rica firma alianzas con centros educativos ...

J’y suis allé la première fois en 2016, avant de revenir deux fois, pour faire un stage à Guapiles dans une station expérimentale et une fois pour la cérémonie de fin d’études de mes amis. C’est ici à la ferme intégrée organique que j’ai commencé à vraiment découvrir l’agriculture. Et c’est durant cet échange que je suis allé à la côté Caraïbes pour la première fois.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s